Qu'est-ce que le divorce par consentement mutuel ?
Le divorce par consentement mutuel est la forme la plus simple et la plus rapide de mettre fin à un mariage. Contrairement aux autres types de divorce, il ne nécessite pas de procès devant un juge. Les deux époux sont d'accord sur le principe du divorce et sur ses conséquences : partage des biens, garde des enfants, pension alimentaire, etc.
Depuis la réforme de 2017, ce type de divorce a été simplifié. Il est devenu plus accessible et moins coûteux. C'est la raison pour laquelle environ 60 % des divorces en France sont des divorces amiables.
La grande différence avec les autres divorces : vous n'avez pas besoin de prouver une culpabilité ou un désaccord insurmontable. Vous signalez simplement que vous ne souhaitez plus être mariés et que vous êtes tombés d'accord sur tout.
Les conditions requises pour un divorce par consentement mutuel
Conditions essentielles
- L'accord des deux époux : les deux parties doivent consentir au divorce. C'est la condition sine qua non. Si l'un refuse, ce type de divorce n'est pas possible.
- Un accord sur les conséquences du divorce : vous devez tous deux vous mettre d'accord sur le partage des biens, la garde des enfants (le cas échéant), la pension alimentaire, la résidence de chacun, etc.
- Être représenté par un avocat : depuis 2017, chaque époux doit être assisté par un avocat. Vous ne pouvez pas divorcer à deux seuls, même si tout est d'accord.
- Aucune restriction d'âge : il suffit d'être en âge de se marier (18 ans minimum, sauf exception).
Conditions concernant les enfants
Si vous avez des enfants mineurs, le juge doit valider que l'arrangement proposé pour leur garde est conforme à leur intérêt. Cela signifie :
- Vous devez définir quel parent aura la garde principale (ou si la garde est partagée).
- Vous devez fixer les modalités de visite et d'hébergement de l'enfant chez l'autre parent.
- Vous devez déterminer le montant de la pension alimentaire versée pour chaque enfant.
- Vous devez vous accorder sur l'autorité parentale (elle est généralement conjointe).
Le juge aux affaires familiales dispose d'un pouvoir de contrôle. Il doit vérifier que les arrangements protègent les intérêts des enfants. Si quelque chose lui paraît problématique, il peut refuser de valider la convention.
Les étapes du divorce par consentement mutuel : démarche pas à pas
Étape 1 : Choisir vos avocats respectifs
Chaque époux doit mandater un avocat. Ces deux avocats vont vous assister tout au long de la procédure et vous aider à rédiger la convention de divorce.
Point important : les deux avocats ne doivent pas avoir de conflit d'intérêts. Un même avocat ne peut pas représenter les deux époux. Cela garantit l'égalité et l'impartialité de la procédure.
Vous pouvez consulter l'annuaire des avocats sur le site du barreau de votre région. Si vous avez besoin d'aide pour trouver un avocat spécialisé en droit de la famille, vous pouvez décrire votre situation sur LeDevisJuridique.fr pour recevoir des devis gratuits.
Étape 2 : Préparer les documents nécessaires
Avant de rencontrer votre avocat, rassemblez les documents qui vous seront utiles :
- Votre acte de mariage.
- Les actes de naissance des enfants mineurs (s'il y en a).
- Un inventaire de vos biens communs (maison, voiture, comptes bancaires, etc.).
- Les documents relatifs à votre patrimoine personnel.
- Les évaluations de votre maison (s'il y en a une).
- Les relevés bancaires des 3 derniers mois.
- Les documents concernant votre activité professionnelle (salaires, contrats).
- Les actes de propriété et les titres de propriété.
- Les documents relatifs aux enfants (garde, scolarité, besoins particuliers).
Étape 3 : Négocier les termes du divorce
Vos deux avocats vont vous aider à discuter et à vous mettre d'accord sur les points essentiels. Cette phase de négociation peut prendre quelques semaines à quelques mois, selon la complexité de votre situation.
Points à trancher :
- Partage des biens communs.
- Partage des dettes.
- Partage des droits de retraite ou des droits acquis.
- Garde des enfants (si applicable).
- Pension alimentaire (montant et durée).
- Prestation compensatoire (si nécessaire).
- Résidence de chacun après le divorce.
Il est normal que cette étape prenne du temps. Ne vous pressez pas pour signer si vous n'êtes pas d'accord sur un point. Une fois signée, la convention est difficile à modifier.
Étape 4 : Rédiger la convention de divorce
Une fois que vous vous êtes mis d'accord, vos avocats rédigent une convention de divorce. C'est un document écrit qui détaille tous les termes du divorce : partage des biens, garde des enfants, pensions alimentaires, etc.
La convention doit être rédigée en français et doit contenir :
- L'identité des époux.
- La date du mariage.
- Le régime matrimonial (communauté de biens, séparation de biens, etc.).
- Les conditions du divorce (partage, pensions, etc.).
- Les dispositions concernant les enfants (s'il y en a).
- Les signatures des deux époux et de leurs avocats respectifs.
- La date de la convention.
Étape 5 : Signature de la convention
Une fois la convention rédigée, les deux époux doivent la signer, généralement en présence de leurs avocats. Les avocats signent également le document en tant que témoins et conseillers.
Important : une fois signée, la convention est quasi irrévocable. Vous ne pourrez la modifier ou l'annuler que dans des cas très exceptionnels (erreur grave, dol, etc.). Assurez-vous que vous êtes vraiment d'accord avant de signer.
Étape 6 : Dépôt de la convention au tribunal
Après signature, la convention doit être transmise au tribunal compétent. C'est généralement l'un des deux avocats qui se charge de cette démarche.
Tribunal compétent : c'est le tribunal judiciaire du domicile de l'époux défendeur (celui qui ne demande pas le divorce) ou, s'ils habitent ensemble, du domicile commun.
Le dossier comprend :
- La convention de divorce signée par les deux époux et leurs avocats.
- L'acte de mariage ou un extrait.
- Une déclaration sur l'honneur signée par chacun des époux attestant qu'ils consentent au divorce et que la convention a été librement acceptée.
- Les justificatifs d'identité de chaque époux.
- Un formulaire de déclaration administrative (Cerfa).
- Un justificatif de domicile (facture d'électricité, quittance de loyer, etc.) pour chaque époux.
Étape 7 : Examen de la convention par le juge
Le juge aux affaires familiales examine la convention pour s'assurer qu'elle respecte les conditions légales. Il vérifie notamment :
- Que le consentement des deux époux est véritablement libre (pas de contrainte, pas de tromperie).
- Que la convention ne contrevient pas à l'ordre public.
- Que, s'il y a des enfants, les arrangements prévus pour leur garde, leur éducation et leur entretien sont conformes à leur intérêt.
- Que chaque époux a été assisté par un avocat.
Si le juge juge la convention conforme, il l'homologue (c'est-à-dire la valide). Si le juge détecte un problème, il peut demander des modifications ou refuser l'homologation.
Étape 8 : Ordonnance du juge et enregistrement
Une fois que le juge valide la convention, il émet une ordonnance d'homologation. C'est à partir de ce moment que le divorce devient officiellement prononcé.
Ensuite, l'ordonnance doit être enregistrée à la mairie du lieu du mariage ou du domicile. C'est une formalité qui rend le divorce opposable à tous (administrations, employeurs, etc.).
Une fois enregistrée, l'ordonnance produit des effets importants : modification du statut matrimonial, partage effectif des biens, versement des pensions alimentaires, etc.
Les délais du divorce par consentement mutuel
L'un des grands avantages du divorce amiable est la rapidité relative de la procédure.
Délai minimum : Le Code civil impose un délai de 15 jours entre le moment où le dossier est déposé et le moment où le juge peut valider la convention. Ce délai permet aux époux de réfléchir une dernière fois avant de franchir le pas.
Délai total moyen : en pratique, un divorce par consentement mutuel prend entre 2 et 6 mois. Cela dépend notamment :
- De la complexité de votre patrimoine.
- De la facilité de vous mettre d'accord.
- De la charge de travail du tribunal judiciaire local.
- De la rapidité d'exécution de votre avocat.
Cas particuliers : si votre situation comporte des enjeux importants (enfants, biens importants, droits de retraite complexes), le délai peut s'allonger jusqu'à 9-12 mois.
Conseil pratique : pour gagner du temps, préparez vos documents en amont, soyez organisés dans vos échanges, et ne rechignez pas à faire des concessions raisonnables sur les points moins importants.
Les coûts du divorce par consentement mutuel
Honoraires des avocats
C'est le coût le plus important. Les honoraires varient énormément selon :
- La région (plus chers à Paris qu'en province).
- La notoriété et l'expérience de l'avocat.
- La complexité de votre dossier.
- Le mode de facturation (au forfait, à l'heure, etc.).
Ordre de grandeur 2026 :
- Divorce simple, sans enfants, sans enjeux patrimoniaux importants : entre 800 € et 1 500 € par avocat.
- Divorce avec enfants ou patrimoine moyen : entre 1 500 € et 3 000 € par avocat.
- Divorce complexe avec biens importants : entre 3 000 € et 5 000 € ou plus par avocat.
Vous devez payer les honoraires de votre propre avocat. Votre conjoint paie ceux de son avocat. Il n'y a généralement pas de partage des frais juridiques.
Frais de dossier et frais administratifs
Le tribunal judiciaire peut percevoir des frais de dossier. En 2026, ces frais sont généralement entre 100 € et 300 €, selon les cours.
D'autres frais peuvent s'ajouter :
- Frais d'enregistrement de l'ordonnance à la mairie : gratuit.
- Frais d'enregistrement auprès de la recette des impôts (s'il y a un partage de biens) : généralement gratuit pour les époux, mais peut représenter un coût si vous faites intervenir un notaire.
Frais accessoires (notaire, expert, etc.)
Si votre dossier comporte des aspects techniques (partage d'une maison, évaluation de biens), vous pourrez avoir besoin d'un notaire ou d'un expert. Ces coûts varient énormément :
- Notaire pour formaliser le partage : entre 500 € et 2 000 €.
- Expert immobilier pour évaluer une maison : entre 300 € et 800 €.
- Expert en droits sociaux ou droits de retraite : entre 200 € et 1 000 €.
Exemple de budget total
Pour un divorce amiable de complexité moyenne (un enfant, une maison) dans une grande ville :
- Avocat époux 1 : 2 000 €
- Avocat époux 2 : 2 000 €
- Frais du tribunal : 150 €
- Notaire pour le partage : 800 €
- Expert immobilier : 500 €
- Total estimé : 5 450 €
Ce coût est généralement partagé entre les deux époux, soit environ 2 700 € par personne. C'est beaucoup moins cher qu'un divorce contentieux, qui peut coûter 5 000 € à 15 000 € ou plus.
Bon à savoir : certains avocats offrent une consultation gratuite ou à tarif réduit. N'hésitez pas à en profiter pour discuter des coûts avant de vous engager.
Vos droits lors d'un divorce par consentement mutuel
Droit à l'assistance juridique
Vous avez le droit d'être assisté par un avocat. Si vous n'avez pas les moyens de payer, vous pouvez demander l'aide juridictionnelle, qui prendra en charge une partie ou la totalité des frais d'avocat. Cette aide est soumise à une condition de ressources.
Droit à la protection de vos intérêts
Votre avocat a l'obligation de vous informer de tous les enjeux du divorce et de négocier au mieux vos intérêts. Il ne doit pas signer une convention qui vous serait clairement désavantageuse.
Droit au délai de réflexion
Vous avez 15 jours après le dépôt de la demande pour revenir sur votre décision. Pendant ce délai, vous pouvez annuler la procédure. Passé ce délai, il est très difficile d'annuler.
Droit au partage équitable des biens
Selon votre régime matrimonial, vous avez des droits sur les biens acquis pendant le mariage. Votre convention doit respecter ces droits. Si ce n'est pas le cas, elle peut être annulée.
Droit à la pension alimentaire
Si vous avez des enfants, l'autre parent doit contribuer à leur entretien. Le montant est fixé par la convention, généralement selon les barèmes de la Caisse d'allocations familiales (CAF).
Droit à la confidentialité
Les échanges avec votre avocat sont confidentiels. Votre avocat ne peut pas divulguer les secrets ou les informations que vous lui confiez, sauf en cas de péril immédiat pour vous ou pour autrui.
Les recours possibles en cas de problème
Avant la signature
Avant de signer la convention, vous pouvez négocier les termes ou refuser de signer si vous jugez qu'elle ne vous convient pas. C'est le moment de vous protéger.
Si votre avocat vous propose quelque chose qui vous met mal à l'aise, dites-le. C'est son rôle de vous conseiller et de vous aider à trouver une solution plus acceptable.
Après la signature, avant homologation
Entre la signature et l'homologation (les 15 jours de délai), vous pouvez demander l'annulation de la procédure. Il suffit de notifier à votre avocat votre volonté de vous retirer.
Passé ce délai, il est trop tard. Le juge va examiner la convention et l'homologuer si elle est valide.
Après homologation : annulation de la convention
Une fois que le juge a validé la convention, celle-ci devient quasi définitive. Cependant, elle peut être annulée dans les cas suivants :
- Dol ou fraude : si l'autre époux vous a trompé ou vous a caché quelque chose (par exemple, une infidélité entrant dans les raisons du divorce, ou un bien important non déclaré).
- Vice du consentement : si vous avez signé sous contrainte ou sous l'effet d'une erreur essentielle.
- Violation de l'ordre public : si la convention contient des clauses contraires à l'ordre public (par exemple, une clause interdisant à un enfant de voir son autre parent).
- Violation des droits de l'enfant : si les arrangements concernant les enfants ne sont pas conformes à leur intérêt.
La demande d'annulation doit être formulée devant le tribunal judiciaire compétent, généralement dans un délai de 5 ans (selon les circonstances).
Après homologation : modification de la convention
Après le divorce, la convention ne peut pas être modifiée librement. Cependant, certaines dispositions peuvent être révisées :
- Pension alimentaire : peut être augmentée ou diminuée si votre situation financière a considérablement changé (perte d'emploi, augmentation de salaire, etc.).
- Garde des enfants : peut être modifiée si l'arrangement initial n'est plus conforme à l'intérêt de l'enfant.
- Autres dispositions : généralement non modifiables.
Pour modifier la convention, vous devez vous adresser au tribunal judiciaire et prouver que votre situation a changé de manière significative et durable.
En cas de non-respect de la convention
Si l'autre époux ne respecte pas la convention (par exemple, il ne paie pas la pension alimentaire ou refuse de laisser les enfants), vous avez plusieurs recours :
- Mise en demeure : demander à votre avocat d'envoyer une mise en demeure formelle à l'autre époux lui rappelant ses obligations.
- Action en justice : saisir le tribunal pour demander l'exécution forcée de la convention.
- Saisie : demander au tribunal de saisir les comptes bancaires ou le salaire de l'autre époux pour le paiement de la pension alimentaire.
- Dépôt de plainte : si le non-paiement de la pension alimentaire est délibéré et répété, il peut être considéré comme un abandon de famille et poursuivi pénalement.
Si vous êtes dans cette situation, vous pouvez décrire votre cas sur LeDevisJuridique.fr pour obtenir des conseils adaptés et des devis d'avocats spécialisés dans l'exécution des conventions.
Cas particuliers et situations spéciales
Divorce par consentement mutuel avec des enfants majeurs
Si tous vos enfants sont majeurs, le divorce est plus simple. Vous n'avez pas besoin de fixer une garde ou une pension alimentaire pour eux. Cependant, si un enfant suit ses études et dépend encore financièrement de vous, vous pouvez prévoir une contribution.
Divorce par consentement mutuel sans enfants
C'est le cas le plus simple. Vous n'avez que deux points à régler : le partage des biens et, si applicable, la prestation compensatoire. Le juge validera généralement la convention rapidement.
Divorce avec un patrimoine important
Si vous possédez une entreprise, des terres agricoles, des droits d'auteur ou d'autres biens complexes, votre divorce sera plus long et plus cher. Vous aurez probablement besoin d'un expert pour évaluer ces biens et d'un notaire pour les partager correctement.
Divorce avec un étrangers
Si votre époux est étranger ou si vous vivez à l'étranger, des règles spéciales s'appliquent. Vous devez vérifier la compétence des tribunaux français et les conditions de validité du divorce selon les lois applicables.
Divorce après une longue séparation
Si vous n'avez pas eu de contact avec votre époux depuis longtemps, il peut être difficile de l'obtenir consentement. Dans ce cas, vous devrez peut-être envisager un divorce contentieux.
Conseils pratiques pour réussir votre divorce amiable
- Accordez-vous sur le principe avant de commencer. Si vous êtes même un peu incertain, réfléchissez bien avant de mettre la procédure en route.
- Préparez vos documents en amont. Plus vous avez d'informations claires sur vos biens et vos revenus, plus rapide sera la procédure.
- Soyez réaliste sur vos attentes. Un divorce amiable nécessite de faire des concessions. Si vous demandez tout, l'autre époux ne sera pas d'accord.
- Communiquez directement avec votre époux si possible. Cela facilite les négociations. Vos avocats peuvent gérer les points techniques.
- Ne signez pas trop vite. Prenez le temps de bien relire la convention et de vous assurer que vous comprenez toutes ses implications.
- Consultez un expert si nécessaire. Si votre patrimoine est complexe, un notaire ou un expert peut vous aider à le partager équitablement.
- Pensez aux intérêts de vos enfants. Même si vous divorcer, vous resterez parents. Trouvez un arrangement qui convient à tous.
- Prévoyez l'après-divorce. Comment allez-vous maintenir vos assurances ? Comment allez-vous changer votre testament ? Ces questions prennent du temps.
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Questions fréquentes
Peut-on divorcer par consentement mutuel sans avocat ?
Non. Depuis 2017, chaque époux doit être assisté par un avocat. C'est une condition obligatoire. Cependant, chaque époux peut avoir son propre avocat, ce qui les aide à trouver un équilibre et à protéger leurs intérêts respectifs.
Combien de temps faut-il pour divorcer par consentement mutuel ?
En moyenne, entre 2 et 6 mois. Le délai dépend de la complexité de votre situation (patrimoine, enfants) et de la rapidité de la procédure. Le juge doit attendre au moins 15 jours avant de valider la convention, ce qui est le délai minimum imposé par la loi.
Quel est le coût moyen d'un divorce amiable ?
Entre 1 600 € et 6 000 € au total pour les deux époux, selon la complexité. Les honoraires des avocats sont le coût principal. Si vous avez peu de biens et pas d'enfants, le coût sera plus bas. Si vous avez une maison, des enfants ou un patrimoine important, le coût sera plus élevé.
Puis-je annuler mon divorce après signature de la convention ?
Pendant les 15 jours suivant le dépôt du dossier, oui, vous pouvez vous retirer. Après, c'est très difficile. Une fois que le juge valide la convention, elle ne peut être annulée que dans des cas exceptionnels (fraude, dol, etc.). C'est pourquoi il est important de bien réfléchir avant de signer.
Comment est fixé le montant de la pension alimentaire pour les enfants ?
Le montant est généralement fixé selon les barèmes de la Caisse d'allocations familiales (CAF), qui prennent en compte les revenus des deux parents et le nombre d'enfants. Les deux époux peuvent convenir d'un montant différent si cela correspond mieux à leurs situations respectives. Le juge validera ce montant s'il estime qu'il est conforme à l'intérêt de l'enfant.
Est-ce que mon avocat peut représenter mon ex-époux aussi ?
Non. Chaque époux doit avoir son propre avocat. Un même avocat ne peut pas représenter les deux époux, car cela créerait un conflit d'intérêts. Cependant, les deux avocats peuvent travailler ensemble de manière collaborative pour trouver une solution qui convient aux deux parties.







